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KÏYV (KIEV)

Comprendre et s'imprégner de l'atmosphère d'un pays, découvrir ses coutumes, une autre culture, connaître son passé, en cela sa capitale se doit de réunir les trésors de son passé. Kyïv est le vivant témoignage de l'histoire de l'Ukraine.

Pour concevoir le site de Kyïv et en esquisser une excursion dans l'espace et dans le temps, il faut d'abord faire serpenter un large fleuve, le deuxième en Europe après le Danube, le Dniepr, puissant mais paresseux, dans une direction Nord-Sud, fleuve majestueux au pied de fières collines: situation stratégique doublée d'un potentiel commercial, voilà bien les arguments d'une fière capitale. Plus loin s'achèvera son voyage, en mer Noire vers le Bosphore.

Ve, VIe siècle dans l'enfance. Des tribus slaves franchissent le Danube, leurs embarcations mouillent devant Constantinople. C'est alors que trois frères Kyï (d'où le nom de la ville), Chtchek, Khoryv et leur sœur Lybid débarquant, ont remarqué cette position privilégiée en fortifiant un de ces coteaux pour protéger en bas un port de commerce.
Leur arrivée est mémorisée au milieu d'un bassin du parc Prymakov, près du fleuve. Ils sont dressés sur leur barque, les hommes armés, à la poupe, et Lybid à la proue, fière, la tunique flottant au vent. Ce moment historique marquera la création de la rous kievienne, au carrefour commercial entre Byzance et l'Europe Centrale, pour devenir dix siècles plus tard le plus grand pays européen s'étendant de la mer Noire à la mer Baltique.

Mais tout cela ne contrarie pas l'idée du début de Kyïv actuel au Ve siècle de notre ère. Au Musée de l'Art Oriental et Occidental (15, rue Terechtchenkivska) se trouvent des icônes byzantines d'époque (jusqu'au VIle siècle), à l'encaustique.

S'étendant irrégulièrement, au gré des circonstances et de sa fantaisie, la ville débordera sur la rive gauche. A voir les eaux comme si elles ne savaient pas toujours où commence leur domaine, on comprend qu'au XVIIIe siècle on ait entrepris de mieux les diriger pour améliorer la navigabilité.

En 1968/1976, la ville mordra sur les marécages. 7 ponts partent hardiment à la conquête de la rive gauche, parfois à 1,5 km plus loin. Celui "du parc" semble faire de la voltige entre ciel et eau. Mais il s'arrête en chemin, car une des îles enchanteresses, Troukhaniv, séduit les touristes. Il se fait leur complice. Un autre pont suspendu, le "pont Moskovsky" est enlevé par un énorme géant, un pylône de 115 mètres.

Disposez ainsi la ville sur 42 km du Nord au Sud, 35 km de l'Est à l'Ouest (820 km2). Parsemez çà et là de parcs et jardins, 376 kilomètres carrés, 2,2 fois moins seulement que de zone construite, ajoutez 40 kilomètres carrés de pièces d'eau, et voilà le décor de la grande capitale planté. Notre voyage à travers les siècles et les édifices remarquables en découvrira la capricieuse, sauvage mais sublime beauté architecturale. Nous observerons, nous comparerons, nous admirerons. Pour des raisons pratiques, suivre l'évolution de tel monument, nous devrons quelques fois bousculer la progression historique en anticipant sur les siècles suivants.

PANORAMA HISTORIQUE


Xe siècle: La cité était déjà très peuplée, c'était un important centre économique, carrefour de nombreuses voies commerciales dont celle dite "des Varègues aux Grecs", car elle reliait la Baltique (mer des Varègues) à la mer Noire, en donnant communication avec l'Empire de Byzance.

D'après la chronique, la première de l'ancienne Russie appelée "le Récit des temps passés" on apprend comment Oleg, gouverneur de Novgorod, a pris Kyïv (882). Les princes Askold et Dir :meurent assassinés. Askold a toujours son tombeau au pied des monts Ougorski, témoins de ces événements. Oleg avec Igor, le fils du prince de Novgorod Riourik, s'installèrent sur la butte fortifiée du vieux Kyïv, déclarant "Kyïv mère des villes russes".

Au milieu du Xe siècle, les constructions s'étendent au-delà des fortifications. Deux palais en pierre sont édifiés pour la princesse Olga. L'une intra muros, l'autre hors-les-murs. On découvrira au cours des fouilles du XIe siècle que les pièces du premier étaient ornées de pilastres (piliers à section perpendiculaire) surmontés de chapiteaux en schiste avec des carreaux en majolique, c'est-à-dire un type de porcelaine qui serait venu par l'Italie, avec des ouvriers arabes ou espagnols des îles Baléares, Majorque en particulier, d'où le nom.

Au village de Khotiv, à côté de celui de Pirogovo près de Kyïv, où se trouve le musée des traditions populaires, subsistent des vestiges de villes slaves du début de l'ère Chrétienne, ainsi que de la Russie Kievienne, avec les cavernes d'un monastère des XI-XIIe siècles.

980 - 1015 règne le prince Valodymyr, fils de Sviatoslav. La citadelle est agrandie. C'est un souverain militaire et centralisateur. Il mène à bien l'unification des principautés slaves.

On a dit que l'unification entreprise par le prince de Kyïv nécessitait pour lui l'instauration d'une religion d'Etat, en quelque sorte formaliste. En fait, la conversion au christianisme en 988 était un acte convaincu. La nouvelle religion renforcera le prestige du pouvoir féodal, en apportant en outre par l'intermédiaire de la culture byzantine certaines valeurs héritées des traditions grecques.

Alors, le caractère des constructions se modifie de manière décisive. La première église de pierre en l'honneur de la Vierge Marie est construite au sommet du plateau. On l'appelle aussi l'église de la dîme, car le prince devait prélever un dixième des revenus de la principauté à l'entretenir. Cette église fut rapidement mais fort bien édifiée par des byzantins en 989. C'est une croix à trois nefs que couronnent plusieurs coupoles. Hélas, on ne la retrouvera plus, elle fut détruite en 1240 par les Tatars. Seul un contour en quartzite rouge trace actuellement le plan de l'église disparue. Tout près se dressaient les monastères Saint André et Saint Théodose, réunis avec les églises de l'Exaltation-de-la Croix et Saint Basile.

Yaroslav:(1019 - 1054), fils du prince Volodymyr et qui est honoré du titre de Sage, a donné une reine à la France, car Henri 1er, roi de France épousa en 1051 Anne de Kyïv qui devint régente de France à la mort du roi en 1060. Le nouveau prince inaugure une ère de plein essor de la cité. La haute ville a grandi de sept fois. Il refait une nouvelle enceinte avec de hauts remparts constitués de plusieurs rangées de cages en plein bois emplies de terre battue. De cette époque date:
La Porte Sainte Sophie : (dite aussi de Baty) qui mène au champ-hors-les-murs et au Podil, fut le dernier centre de résistance contre les Tataro Mongols lors de leur invasion de 1240. Au nord du sommet actuel du funiculaire se trouvait la "butte de Péroun" avec un temple aux faux dieux du paganisme slave.

Située entre la rue Volodymyrska et la place Bogdan Khmelnystky, elle (fut mise en chantier en 1037 sous le règne de Yaroslav le Sage sur l'emplacement où eut lieu la bataille contre les Petchènes. Là aussi, on voulut montrer la puissance Kiévienne, Sainte Sophie devait devenir l'égal de Constantinople.

Considérée à l'époque comme le grand ouvrage d'Europe, Sainte Sophie devait par sa décoration intérieure, la superficie de ses fresques, et de ses mosaïques surpasser toutes ses rivales en construction à cette époque. Treize coupoles, deux tours à escaliers et cinq nefs. Elle couvre une superficie de cinquante-cinq sur trente-sept mètres, sa coupole s'élève à vingt-neuf mètres.


L'ensemble architectural domine par sa majesté tout le quartier et donne un cachet unique à la partie la plus ancienne de la haute ville, elle est inscrite sur la liste de l'Unesco comme monument du patrimoine mondial. Réunissant ses fonctions d'église, de lieu de réunion populaire, de palais, l'ensemble de la construction était d'un grand raffinement.

Les murs étaient construits en briques plates incluses dans un mortier à base de chaux et briques pilées, en un ensemble rosâtre très gracieux. Les piliers des arcades étaient décorés d'ornement de couleurs vives, des colonnes de marbre bordaient l'entrée principale, les coupoles et les hémicycles des frontons étaient recouverts de métal doré finement gravé. La grande partie du bâtiment a gardé dans l'ensemble son aspect initial malgré quelques changements : arcades des galeries murées, le nombre des coupoles est de dix-neuf, piriformes dans le style du baroque ukrainien, depuis le XVIIIe siècle.

Les travaux de restauration de 1848-1863 ont modifié l'aspect des voûtes et de la façade Ouest. L'intérieur de la cathédrale a gardé son aspect du XIe siècle. La décoration intérieure mérite une attention particulière. Le Christ monumental, sobre et solitaire, spirituel et temporel sur la paroi intérieure de la coupole centrale et dans la conque de l'abside centrale, la Vierge orante (priante) de la muraille "indestructible", protectrice de Kyïv et de la Russie. Hauteur de la statue six mètres.

Il faut noter que les fresques comportent un grand nombre de sujets profanes, avec en particulier la représentation des membres de la famille du prince. On a expliqué cette représentation, rare à l'époque, du couple princier comme la volonté de diviniser le pouvoir temporel. Le centre de cette composition (le couple princier lui-même) a disparu suite à des travaux au XVIIIe siècle.

La décoration s'harmonise merveilleusement avec l'architecture intérieure. L'abside centrale des quatre arcs soutenant la coupole centrale, les pendentifs de cette coupole sont ornés de mosaïques, matériau alors le plus résistant et le plus cher. Plus de neuf millions de petits cubes de smalt (verre coloré à l'oxyde de cobalt) ont été posés représentant plus de 600 mètres carrés de compositions, il en subsiste encore près de la moitié de la surface décorée.

Les mosaïques de la coupole centrale et du sanctuaire sont parfaitement en harmonie avec les fresques plus étendues. Il est à observer un contraste entre les fonds scintillants et dorés des mosaïques

et l'azur des fresques à cause du passage des grands symboles de la coupole, du tambour, des pendentifs et de l'abside à des scènes représentant la vie du Christ sur les voûtes et les murs de la croisée du transept.

Sur les peintures du mur nord de la nef postérieurement effectuées subsiste un petit fragment de la fresque du XIe siècle figurant l'un des fils de Yaroslav et sur le mur Sud d'autres enfants princiers.

Les peintures murales des tours à escaliers, presque uniques en leur genre à sujets profanes, ne représentent pas simplement les compositions ornant les appartements des empereurs byzantins mais entretiennent la tradition locale des fresques et peintures des palais kiéviens des X-XIe siècles: nombreuses scènes de chasse à l'ours, à l'écureuil, avec un chien, attaque d'un animal féroce, oiseaux de fauconnerie. On trouve dans ces sujets une parenté avec ceux décrits dans le manuscrit autobiographique de Volotlymyr Monomaque, prince de Kyïv de 1113 à 1125. De même, les enseignements, bouffons et musiciens de la tour sud reflètent la vie quotidienne, comme les chroniques. Cette tour montre également l'hippodrome de Constantinople, la loge impériale et une course de chars visiblement observée sur le vif.

La balustrade des tribunes en schiste sculpté se marie très bien, dans sa sobriété, à la richesse multicolore des arcs et des murs. Au XIe siècle, cet ensemble était complété d'incrustations de mosaïques et de marbre dans le pavement qui alors ressemblait à un tapis.

Les voûtes sont allégées de vases d'argile (Glosnyky) qui en outre améliorent l'acoustique. Les carreaux polychromes en céramique vernissée ont un grand rôle dans la décoration de la galerie.

Dans la chapelle Nord se trouve le sarcophage de Yaroslav le Sage, le modèle le plus ancien de sculpture en marbre, il est décoré de symboles primitifs du christianisme, palmes, poissons, pampres (rameaux de vigne) stylisés. Ce sarcophage avait été exécuté au Ve- VIe siècle au Proche Orient, installé ensuite à Kyïv en 1054. Une découverte fabuleuse, le crâne du prince a permis à Mykhailo Guerassymov) sculpteur et anthropologiste, de reconstituer le portrait du prince qui est exposé dans la galerie extérieure nord.

Durant des siècles, on n'a pas cessé d'œuvrer pour apporter à Sainte Sophie dans le même esprit de pureté et de tradition des constructions nouvelles:

1699-1706, constructions du campanile en pierre, l'arche sert aujourd'hui d'entrée à l'ensemble architectural.

1722-1730, constructions de la maison du métropolite (autorité religieuse suprême chez les orthodoxes).
1744, un incendie détruisit le niveau supérieur, en 1748 il fut remplacé par deux étages dans le même style.
1852, Pavel Sparro ajoute un campanile (hauteur actuelle 76 mètres).

Ce monastère, dont la construction s'étale sur plus de 9 siècles, a été fondé en 1051, selon les chroniques, par deux moines: Antoine de Lioubetch (région de Tcherniguiv) et son disciple Théodose qui établirent d'abord leurs cellules dans des cavernes (petchera: caverne). Dans un premier temps, elle fut l'œuvre de bâtisseurs de la Russie Kiévienne, puis à partir du XVTIIe.et jusqu'au XIXe siècle, des architectes, peintres, sculpteurs et ornemanistes (sculpteurs d'ornements) russes et ukrainiens prirent le relais.

Le domaine s'agrandit avec le temps et ainsi sous le règne d'lziaslav, il déborda de la colline, en pente douce près du village de Berestovo au sommet de laquelle Théodose, devenu supérieur, posa en 1073 la première pierre de l'église de la Dormition. On divisa alors le territoire en deux sections: la Haute Laure, dont la construction se poursuit jusqu'au XIIe siècle sur la colline et la Basse Laure, comprenant les catacombes proches et lointaines, au pied, surplombant le fleuve. Une porte en pierre surmontée de l'Eglise de la Trinité fut d'abord édifiée que complétait à la fin du siècle une enceinte de pierre.

Alors, ce monastère devint le centre culturel principal de la Russie ancienne. C'est là que sont rédigées les premières chroniques, comme celles du moine Nestor (fin du XIe début XIIe siècle) et qui sont de précieux documents de pensée, d'histoire et de littérature. Tels sont les Récits des temps passés sur la vie de Saint Théodose. Le monastère formait ses propres bâtisseurs et peintres.

Les ennuis arrivent avec l'invasion tatare. On imagine les murs détruits, les décorations intérieures saccagées, les pillages d'objets précieux et d'œuvres d'art. Il faudra attendre la deuxième moitié du XVe siècle. Vers les années 1470, on relève l'église de la Dormition. Les murs du grand clocher de la Laure montrent les sculptures polychromes typiques de l'époque, encastrés dans les murs, sous les arcs du rez-de-chaussée. La haute ville ayant été détruite par les envahisseurs tatares, le Podil devint le nouveau centre.

Dans l'ensemble qui comprend l'Eglise de Saint Théodose qui sera édifié plus tard, nous le verrons, et le porche et l'église de la Trinité datant des années 1061-1108, ce sont donc les parties les plus anciennes. Après avoir franchi la porte principale de l'église de la Trinité, sur une place centrale se trouvait l'église de la Dormition (XIe-XIIe siècles).

Elle existait encore en 1941, date à laquelle elle fut dynamitée par les nazis. Il n'en reste que quelques ruines, mais des photos et dessins rappellent la majestueuse expressivité. L'église comprenait trois nefs, une coupole et trois absides, élevée et décorée par des architectes byzantins.

Au XVIIIe siècle au Nord de la place furent construits les deux bâtiments de la maison du métropolite. Après le rattachement de l'Ukraine à la Russie en 1654, la construction de la ville s'est intensifiée. Entre 1698 et 1701, le territoire de la Haute Laure s'entoure de hautes murailles, surmontées de tours de gué (celle d'Ivan Koutchnyk, de Maliarnia, celle de l'Horloge). On creuse des passages souterrains. Des églises sont incorporées au système défensif: La Trinité, la Tour-églises saint Onouphre, l'église de Tous les Saints qui surmonte la porte de l'Economat est l'œuvre d'un architecte inconnu de Kyiv.

Hélas, en 1718, toutes les constructions en bois sont ravagées par un incendie, les intérieurs des églises sont également endommagés. Mais la reconstruction est reprise rapidement de 1720 jusqu'à la moitié du XVIIIe siècle. C'est ainsi qu'elle nous est présentée aujourd'hui. Les bâtisseurs rivalisent avec les architectes qui construisent Saint Petersbourg.

Le Tsar Pierre 1er fit venir à Kyïv une équipe de maîtres bâtisseurs qui travaillèrent en collaboration avec des maîtres locaux. Citons les noms de quelques architectes: Fedir Vàssiliev, Johann Gottfried Scadel. Les artistes: Vàssyl Stepanovytch qui décora les façades de l'église de la Trinité, Grygoriï Petrov, réalisateur de la grande iconostase (dans les églises du rite grec et orthodoxe, cloison en bois percée de trois portes, séparant la nef du sanctuaire et réservée au clergé).

Derrière l'Arsenal, l'église Saint Théodose Petchersky est typique du baroque ukrainien. L'église de la Trinité, construite, rappelons-le, en 1061-1108 et qui est en forme de croix grecque, comprenant une coupole, quatre piliers et trois absides aménagées dans l'épaisseur du mur, a été décorée en 1730 de frontons aux lignes courbes, de pilastres, de riches moulures décoratives, de cartouches peints et dorés. La forme des coupoles est modifiée selon les nouveaux canons et un narthex (sorte de vestibule) est ajouté au Nord.

Les peintures murales sont en détrempe, c'est de la couleur liée avec de la colle et du blanc d'œuf. Les compositions à multiples personnages rappellent les icônes et portraits ukrainiens du temps.

Ce qui est particulièrement extraordinaire, c'est l'effet décoratif qui domine dans l'aspect de l'aménagement intérieur qui naît de la combinaison d'une part des architectures et paysages des supports qui sont peints en tenant compte des exigences de la perspective, et d'autre part des draperies et vêtements somptueux exécutés de manière plane. L'art profane de la gravure occidentale du XVIIIe siècle a influencé ces compositions; parmi celles-ci "le Baptême de l'ethiopien" aux personnages très expressifs. Le concile œcuménique peint sur le mur occidental montre l'Empereur Constantin avec les évêques et divers personnages. La voûte en anse de panier et l'accès à la nef centrale sont décorés de la Procession de Saint Just, très libre et riche en couleurs. C'est visiblement de style inspiré d'Italie. Les peintures murales de la Trinité, œuvres des meilleurs peintres locaux (pavlovsky, Maxymoviich, Galyk et autres), l'iconostase dorée d'effet extraordinaire sont à remarquer. A la même époque, le sol est recouvert de dalles de fonte coulées dans les manufactures Ouraliennes de Demidov.>/p>

On construit au XVIIIe siècle les corps de cellules (N° 3 et 4) situés de part et d'autre de la porte principale ainsi que le grand clocher qui domine toute la Laure.

A quatre niveaux haut de 96 mètres, il est l'œuvre prestigieuse de Johann Gottfried Schadel, s'harmonisant parfaitement avec la masse de la cathédrale, par la noble discrétion et la classique sobriété du rythme austère de ses colonnes qui divisent les murs de chaque étage./p>

Les corniches, de même que certains chapiteaux, sont ornées en céramiques, procédé vraiment nouveau pour l'époque. Au troisième étage se trouvaient les cloches pesant au total près de 100 tonnes et une grande horloge occupait le quatrième. Ce carillon n'existe plus, un autre identique sera installé au XXe siècle. Un système relié à sept cloches (dont la plus ancienne a été coulée en 1743) permet d'assister chaque soir, heure de l'Angélus, à un féerique ballet de cloches.

Les travaux de la Laure se sont poursuivis jusqu'au début du XXe siècle. C'est au XIXe siècle que sont construits et décorés le réfectoire et l'église qui se trouve à côté de la résidence du Métropolite. L'église carrée à coupole de 20 mètres sphérique s'inspire du plan de Sainte Sophie de Constantinople.

Des artistes locaux ont réalisé les fresques sous la direction d'Ivan Yakevytch. A l'Est de la place se trouvait une imprimerie, aujourd'hui occupée par le Musée National du livre et de l'imprimerie

Conçue pour être le pendant de la Porta Aurea de Constantinople, elle comporte une tour en pierre surmontant l'entrée et où fut aménagée la petite église de l'Annonciation. Il est à noter que le passage était de 6 mètres, les arcs les plus élevés de douze mètres et de 25 mètres pour la tour d'entrée. Non seulement la Porte d'or était la principale entrée de la ville, mais cela en était le lieu le plus fortifié et les monastères avec églises de pierre Saint Georges et Sainte Irène, patrons de la famille princière, se trouvaient non loin de là, au long de l'avenue principale avec, à côté de Sainte Irène, le palais princier et tout l'ensemble de pierre et bois. Passé la porte, on entrait dans le faubourg commercial de KyÏv, le Kopyrev Kinets. Une reconstitution partielle, mais importante a été installée en 1982 dans un petit square, là où la rue Yaroslav rejoint la rue Volodymyrska. Un pavillon monté à l'intérieur des fragments de la porte originelle.

Dans la seconde moitié du XIe début du XIIe siècle, la fortification de la haute ville s'achève. Sont édifiés Saint Dymytry avec ses collégiales (années 1060), Saint Michel aux coupoles d'or (1080 - 1130). Des voyageurs occidentaux de passage parlent de Kyïv comme d'une des plus grandes villes du monde avec 50.000 habitants: Elle compte alors près de quatre cents églises. Le moine Adam von Bremen voyait en capitale de la Russie Kiévienne la rivale de Constantinople.

Dans le périmètre de Sainte Sophie, un cavalier cosaque arrête brusquement son cheval sur un tumulus. Le cosaque Bogdan Khmelnytsky (1595-1657) en cette année 1654 terminait victorieusement la guerre contre l'occupant polonais. Il signait le rattachement de l'Ukraine à la Russie. Sur cette même place :

En 1911, un monument en marbre blanc représentait Olga, l'une des premières chrétiennes, baptisée en 905. Elle est entourée à sa droite de l'apôtre Saint André dit le premier, à sa gauche des civilisateurs Saint Cyrille et Saint Methode, créateurs de l'écriture russe, c'est-à-dire de lettres grecques et de signes nouveaux pour noter les sons inconnus dans cette langue.

Détruit en 1919, il fut reconstruit en 1995 grâce à la découverte de la statue brisée, enfouie au même endroit. Vers les années 1470 Siméon Olelkovytch régnant comme dernier prince de Kyïv, on relève l'église dite de la Dormition. Les murs du grand Clocher de la Laure montrent les sculptures polychromes typiques de l'époque, encastrées dans les murs, sous les arcs du rez-de-chaussée.

L'invasion tatare aux XIV -Xe siècles avait endommagé considérablement le Monastère de Petchersk et des œuvres d'arts inestimables avaient été pillées. Les premières tentatives de reconstruction datent de la seconde partie du XVe siècle. La haute ville ayant été détruite par les envahisseurs tatares, le Podil devint le nouveau centre.

XVIIe XVIII siècles

Pendant la domination lituanienne et polonaise, les maisons, les édifices n'étaient plus qu'en bois. A partir du deuxième quart du XVIIe siècle, on revient à la pierre et, après le rattachement à la Russie, c'est un vaste mouvement architectural qui est mis en marche où interviennent les experts de Moscou et Saint-Petersbourg.

De la fin du XVIIe siècle jusqu'aux alentours de 1750, le style est un baroque spécifique de l'Ukraine avec façades ornées dans l'inspiration populaire et imitant l'architecture en bois. Puis en raison des immenses travaux en vue de l'édification de l'église Saint-André et du palais impérial, c'est alors un baroque de Saint-Petersbourg qui prévaut. Plus tard dans les quartiers de la Laure de Petchersk et au Podil, façades et intérieurs sont œuvres d'architectes locaux: domine alors un style à la fois modeste et solennellement élégant dans l'ornementation.

Construite sur la colline à l'emplacement de l'ancienne citadelle de Volodymyr, dominant le Podil, elle est dédiée à l'apôtre Saint André. Edifiée de 1747-1761, de forme cruciforme à cinq coupoles, l'église est typique des églises ukrainiennes.

Ce magnifique bâtiment se détache nettement des constructions alentour. Le projet est de Francesco Rastrelli, grand constructeur de la ville de Saint-Pétersbourg. L'église repose sur un stylobate (base avec corniche portant une rangée de colonnes) de deux niveaux. La coupole principale de forme ovoïde, est surmontée d'une autre coupole, plus petite, portant Une croix soutenue par une boule dorée. Elle est entourée de quatre colonnes à bulbes ornés de la même manière. Courbure dynamique des entablements, faisceaux des colonnes et pilastres aux chapiteaux dorés, les décorations de fleurs d'or et coquilles stylisées sur fond vert attribuent à l'église un charme particulier. La hauteur de l'édifice est de soixante mètres.

Un escalier conduit au parvis et à une terrasse. La situation privilégiée permet d'embrasser d'un regard le quartier du Podil, les parcs de la ville et la plaine du Dniepr. L'intérieur est décoré suivant le type rococo de l'époque. On remarquera la haute iconostase à trois registres en bois sculpté et doré.

Le célèbre peintre Russe Ivan Vzchniakov assisté de ses meilleurs élèves peignit vingt cinq icônes ainsi que des peintures au plafond, en particulier au centre de la coupole le "Dieu appelé aussi Jéhova". Hélas, une grosse tempête en 1815 endommage les coupoles dorées de l'église Saint André. Les plans ont été perdus, c'est sous une forme nouvelle que les réparations sont effectuées.

Mais l'église Sainte André retrouvera son aspect originel, grâce à la découverte précieuse des épures de l'architecte Rastrelli au musée Albertina de VIenne (travaux de 1974-1987). L'église est un musée annexe de Sainte Sophie. Elle est en outre le siège de l'église orthodoxe autocéphale, et le niveau inférieur est dévolu à l'Université religieuse.

Le quartier St-André a la particularité de réunir les marchands de souvenirs.

Le palais Marie, prévu pour les cérémonies d'apparat, est construit en 1752 sur les ordres de l'impératrice Elizabeth. D'une conception conforme au style baroque des palais et parcs de l'époque, avec orangeries et serres (mais aussi une fabrique de bonbons et confitures!) il est devenu le siège du gouvernement. Il faut dire que de graves dégâts lui furent provoqués au début du XIXe siècle par le feu, mais en dépit de changements importants, il a gardé son style. En fait ces transformations ont surtout affecté l'intérieur et par ailleurs on avait ajouté une terrasse.

Les façades sont magnifiquement décorées et le mobilier intérieur est luxueux ainsi que la décoration. On remarque sur la façade une forte proportion de teinte bleue pastel qui s'harmonise très bien avec l'ocre clair de l'ensemble donnant par temps clair et ensoleillé voir même nuageux, un aspect féerique, et en même temps national (le bleu et le jaune étant les couleurs du drapeau ukrainien).

Situé juste à côté du merveilleux Palais Marie, il ne serait peut-être pas utile de s'attarder sur l'architecture du bâtiment de la Rada Suprême d'Ukraine (parlement) construit en 1939. Il restera néanmoins le témoin des dernières grandes dates de l'histoire d'Ukraine. C'est le siège du parlement et c'est ici que furent signés: le 24 août 1991 l'acte d'indépendance le 28 juin 1996 la constitution de l'Ukraine.

XIX siècle

On voit poindre dans la première partie du siècle un style néoclassique austère et grandiloquent, conservant la forme mais ayant perdu l'esprit des siècles précédents. Tels sont les ensembles de l'Université et ceux de la place Kontractova, dans la ville basse. Dès le début du siècle se poursuivent les travaux d'urbanisation déjà ébauchés à la fin du XVIIIe siècle. La rue Andriïvsky Outviz doit être un lieu privilégié d'excursion. Pavée, très en pente, elle est le lieu de rencontre de tout ce que Kyïv compte comme artistes et marchands de souvenirs typiques de toutes les régions d'Ukraine.

Par cette rue on aboutit au parc de la butte de Volodymyr où fut érigé en 1853, sur une terrasse de 70 mètres, le monument au prince Volodymyr Sviatoslavovytch qui a évangélisé la Russie. C'est une statue de bronze reposant sur un socle en forme de chapelle, en fonte représentant l'essor du christianisme, l'archange Saint Michel et la croix de Saint Volodymyr.

Au pied de la butte, juste au confluent de l'ancienne rivière Khrechtchatytska et du fleuve est dressée de 1802 à 1808 La colonne de Magdebourg. Celle-ci, haute de 18 mètres, est couronnée d'une petite tête dorée, et supportée par un arc à cheval sur un bassin que vient arroser une source, elle symbolise à la fois le baptême de la Russie et le retour de la ville à l'état autonome au XVe siècle.

Université De Kyiv

Procède du style "empire ukrainien", sorte de baroque remanié dû aux conceptions de Stanzani, Sparro et les Beretti père et fils. Un grand portique à huit colonnes latérales ouvert sur la façade principale contribue à lui donner majesté, puissance et simplicité; il est allégé d'un attique qui le surplombe, c'est-à-dire d'un chapiteau flanqué de deux volutes latérales. typique de l'ordre ionique. De part et d'autre se dresse la bibliothèque centrale de l'Académie des Sciences de l'Ukraine et ce de l'Université.

Le XlXe siècle a été fortement influencé par un mouvement intellectuel, précurseur annoncé comme libérateur. C'est un mouvement qui met l'art au service des idéaux de lutte contre l'oppression étrangère, mais aussi de révolution contre l'autorité légitime, dans une perspective de fraternité humaniste universelle. Cet esprit à la fois généreux et insurgé, reflet local d'un vent parcourant toute l'Europe devait nécessairement être aussi l'inspirateur lointain du régime d'oppression qui allait immobiliser les pays russes et l'Ukraine en particulier au siècle suivant.

Trois personnages dominent ce mouvement. D'abord Taras Chevtchenko (1814-1861), affianchi de l'esclavage, peintre, poète, philosophe. On le revêt d'une "aura" nationale. Des musées et un monument évoquent son souvenir et son œuvre. Ensuite le pianiste, directeur de chorale et compositeur, amoureux de folklore, Mykola Lyssenko (1842-1912), en relation avec les grands artistes lyriques et dramatiques il a mis en musique une poésie de Chevtchenko. Enfin la poétesse, érudite, dramaturge Lessia Oukraïnka (Lessia l'Ukrainienne, en réalité LaIyssa Kossatch-Kvitka) (1871-1913), grande chanteresse du mouvement. Deux monuments leur sont également consacrés. Par ailleurs, un monument à Ivan Franco, savant et poète, se trouve dans un square du même nom près du théâtre.

C'est au Khrechtchatik que fut érigé primitivement un théâtre au début du siècle, mais une cinquantaine d'années plus tard il fut démoli et reconstruit en théâtre et 40 ans après remplacé par l'Opéra actuel!

Siècle riche en constructions. On entreprend et achève un immense travail.

Yvan Chiron en dresse les plans, Alexandre Beretti et Pavlo Sparro commencent la construction, .Volodymyr Nicolaïv achève l'œuvre: trois nefs, sept coupoles en style russo byzantin, on remarquera néanmoins que l'intégrité est rompue dans des détails architecturaux. C'est par sa décoration que le visiteur sera le plus séduit, par la cloison de marbre du cœur décorée d’icônes, les peintures murales de la nef centrale et de l'abside due au peintre russe Vasnetsov. (ou sous sa direction) représentant des princes et princesses historiques et le moine chroniqueur Nestor (chevauchant le XIe et XIIe siècles).

On y admire le baptême du prince Volodymyr et celui de la Russie. Mais les peintures ont plus un caractère d'histoire nationale que sacré. Deux autres artistes Mykai1 Nestorev et Mykai1 Vroubel complétèrent la décoration intérieure. La cathédrale St-Volodymyr est le siège de l'église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Kyïv.

Dans le quartier Lypky (qui signifie tilleul) subsiste une maison du domaine du général Raevski, stratège pendant la guerre de 1812. Le poète russe Olexandre Pouchkine: (1821), puis les membres du soulèvement de St-Petersbourg (1825) séjournèrent en ce lieu.

Fin du siècle: construction du Musée de l'Art Russe. L'intérieur fut décoré par Robert Melzer qui avait travaillé au Palais d'hiver de St-Pétersbourg, c'est un bâtiment de formes austères. La grande galerie de commerce, place Kontraktova (au centre), édifiée au début du siècle avait dû être reconstruite à la suite d'un incendie. Vassyl Gueste, architecte de la cour, présente un nouveau plan d'urbanisation du quartier du Podil, mais il fallait le modifier pour mieux tenir compte du relief.

L'église-rotonde de la Résurrection (1824) se montre entourée d'une élégante colonnade ionique. L'Eglise Saint Cyrille d'Alexandrie continue d'être restaurée et le peintre de St-Petersbourg, Mykaïlo Vroubel, alors peu connu y est invité. Les compositions telles que la descente du St-Esprit, des Anges porteurs de Labarums (étendards avec la Croix du Christ) sont de conception monumentale et avec ses icônes La VIerge à l'enfant, le Christ, saint Cyrille, saint Athanase ornant l'iconostase, elle a vraiment une place élevée dans l'art de l'époque. A cette époque, Honoré de Balzac: dédie à Kyïv le titre de "Rome du Nord

XXe siecle

Entre décembre 1919 et juin 1934, Kyïv avait perdu son rôle de capitale au profit de Kharkiv.

Le quartier centré autour de l'avenue Khrechtchatyk, créé après la fin du second conflit mondial a été établi dans le croisement (d'où son nom: en forme de croix, qui avait servi aussi autrefois à baptiser une petite rivière aujourd'hui souterraine, le Khrechtchatytska) de plusieurs ravins découpant la vallée.

Relief particulièrement vigoureux, on le voit. Malheureusement les horreurs de la dernière guerre ont fait qu'il ne reste plus des constructions originelles après la reconstruction de 1950 (déjà ébauchée, il est vrai, dès la libération de la ville en novembre 1943). Malgré tout, les architectes ont réussi à réaliser, pour toute la ville, un ensemble à la fois divers, respectueux du passé, moderne et harmonieux.

Le marché couvert de Kyïv datant de 1910, est situé sur la place Bessarabska où aboutit le boulevard Chevtchenko. Immense marché couvert pour la vente des produits frais, en style moderne ukrainien typique. Une foule dense, à toute heure du jour, se presse sur les immenses trottoirs, ombrés de magnifiques platanes, accueillante, en dépit de ses soucis, sans cesse mobile à la recherche du prix le plus bas, car, signe des temps, les portefeuilles ne sont guère garnis. Avenue Khrechtchatyk, on remarque également un ensemble très fortement contrasté d'immeubles habités et de magasins les uns de lux, les autres bon marché! Place Nezalejnist (de l'indépendance) veille sur la ville, posé sur un socle indiquant la distance géographique des principales villes d'Ukraine ainsi que de toutes les capitales mondiales: lIapu? (Paris) 2015 km. La place est bordée de superbes platanes, à fleurs rouges! 7 fontaines aux 5.000 jets d'eau s'illuminant au soleil comme des traînées croisées d'étoiles filantes. Avec Andriïvsky Ouzviz, c'est le "paradis" des peintres et des boutiquiers.

Sur le côté gauche, la poste centrale. Les indications aux guichets sont écrites en ukrainien et en français. Les employées sont très accueillantes. Dans l'entrée, vente des cartes postales et pour quelques centimes d’Euros, on peut demander un timbrage spécial collectionneur, il restera peu de place pour l'adresse du destinataire, ne pas oublier d'inscrire en première ligne en gros caractères cyrilliques "France".

Tout au long de la journée la place est animée, mais c'est en fin d'après midi que l'on peut s'imprégner de cette atmosphère si particulière à la ville de Kyïv, spectacle permanent où se côtoient des groupes de musiciens venus de leur lointain Pérou, chanteurs ukrainiens, anciens militaires, dont les requiem reflètent les traumatismes des guerres de l'empire et comme partout dans le monde, les promeneurs.

Assurément un Ukrainien reconnaîtra le touriste européen de l'ouest, heureux de pouvoir parler quelques mots de français appris à l'université il y a déjà de nombreuses années. Il se dégage de ce contact le petit quelque chose où déjà on n'est plus un étranger en présence de ces personnes profondément admiratives de la France, de sa culture, et de tout ce qu'elle représente.

C'est dans le quartier de Petchersk que l'on peut trouver les exemples les plus caractéristiques du Moderne Style, selon les principes de son créateur Vladyslav Gorodetsky:. Il faut avouer que face à ces conceptions étranges, extravagantes, la continuation par réaction du style néoclassique du siècle précédent (pourtant ayant bien perdu de sa vivacité) était une réaction compréhensible.

Dans le quartier de la Laure de Petchersk, la dernière guerre laissa ruines et désolations. Les rues avoisinantes furent jonchées de décombres, l'Université incendiée. Mais on peut distinguer deux tendances dans l'architecture de reconstruction:

Première étape jusqu'à 1950 : Style décoratif allant jusqu'au retour au baroque.

Seconde étape: simplicité, efficacité, priorité à l'utilitaire, on se préoccupe particulièrement des quartiers résidentiels. Cependant les arts décoratifs de l'architecture et de la sculpture ne sont pas oubliés, les monuments et statues en particulier dans les parcs invitent le passant à se souvenir de tel écrivain ou héros.

Des petits bâtiments du style du début du siècle subsistent encore dans le quartier Lypky, avec des ensembles monumentaux plus récents.

Le Musée de l'Art Russe est inauguré en 1922.

En cette fin du 20e siècle la ville grandit constamment, le quartier de l'Obolon situé à l'Est, sur la rive gauche du Dniepr comptera bientôt plus de 300.000 habitants.

C'est le problème de toutes les cités. Les bâtisseurs doivent respecter un style, une tradition mais aussi tenir compte du fonctionnel, du rationnel. La dernière guerre détruisit 60% de la ville, il a fallu reconstruire Kyïv, d'où un équilibre difficile à trouver, en totale harmonie du passé et du présent, entre modernisme et respect des monuments historiques et des ensembles architecturaux uniques.


En 211 photos le DVD vidéo du Diaporama d’une durée de 30 minutes (sur la ville de Kyïv) vous permettra de découvrir en détail la richesse historique de cette capitale, berceau de la civilisation Slave.


Kyev envoyé par Tourisme_ukrainien
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