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HISTOIRE

« La révolution orange de fin 2004 » a redonné au peuple ukrainien terriblement malmené par l’histoire, au moment où en un siècle sous les effets conjugués de la collectivisation agraire, de la terreur stalinienne et de la famine qu’elles ont engendrée ; plus de 6 millions de morts durant les années 1932-1933, ce peuple millénaire, qui se vit interdire pendant longtemps toute forme d’existence nationale indépendante, a connu, à la faveur de la disparition du système soviétique, une renaissance qu’il était impossible d’imaginer quelques années plus tôt. Étendue sur un peu plus de 600 000 km2, peuplée de plus de cinquante millions d’habitants, l’Ukraine indépendante issue, en 1991, de l’effondrement de l’URSS, se pose en héritière de la « première Russie » kiévienne.

La révolution orange

A permis à l’Ukraine de se débarrasser définitivement de toute tutelle étrangère et entrer dans le concert des grandes nations libres. C’est une série de protestations populaires pacifiques ayant eu lieu en Ukraine suite à la proclamation le 21 novembre 2004 du résultat du deuxième tour de l'élection présidentielle, organisée par l'initial candidat perdant à la présidence Viktor Iouchtchenko et son alliée Ioulia Tymochenko.

Le résultat du second tour l'élection présidentielle et le début de la révolution orange.

À la suite du premier tour, où aucun candidat n'a atteint les 50 % de votes nécessaires pour une victoire au premier tour, un deuxième tour est organisé le 21 novembre 2004. Les sondages de sortie des urnes indiquaient une avance de 11 % pour Iouchtchenko. Des observateurs étrangers, comme l'OCDE, ont rapporté des irrégularités et des allégations de fraude électorale furent avancées. Iouchtchenko et ses partisans ont refusé les résultats officiels.

Le 23 novembre 2004, une manifestation pacifique rassemblant environ un demi-million de défenseurs de Iouchtchenko a eu lieu sur la place de l'Indépendance à Kiev, devant le siège du parlement ukrainien, la Verkhovna Rada. Malgré le froid et la neige, les manifestants sont restés dans les rues.

Le troisième tour et la victoire du Viktor Iouchtchenko face à son rival Victor Ianoukovitch qui prône une politique étroite et un rapprochement avec la Russie Viktor Iouchtchenko fut crédité de 51,99 %, contre 44,19 % à Victor Ianoukovitch

Le 26 décembre 2004 suite à la tenue du « troisième tour »,. La constitution ukrainienne a également été modifiée par la Rada dans un sens plus parlementaire, mais elle n'est entrée en vigueur qu'en 2006.

Retour histoire Chronologie

Si l’histoire de l’Ukraine s’est largement confondue avec celle de la Russie, il demeure légitime de rechercher ce qui, au fil du dernier millénaire, a contribué à la construction et à la formation d’une identité propre. Installés sur l’axe formé par les cours du Volkhov et du Dniepr, les Slaves orientaux, demeurés divisés en tribus ou en petites communautés indépendantes, sont rassemblés, à la fin du Xe siècle, par les Varègues scandinaves, créateurs de la principauté de Kiev. Plus proches de Byzance – d’où viennent les missionnaires évangélisateurs – et dominant une région connue depuis l’Antiquité pour la richesse agricole que lui valent ses fameuses « terres noires » (thernozioms), les princes de Kiev, imposent leur autorité du Dniepr moyen au lac Ilmen, ils apparaissent comme les premiers fondateurs de la puissance « russe ». Alors qu’Anne, la fille du grand-duc de Kiev, Iaroslav, épouse en 1051 le roi de France Henri Ier, Moscou n’est mentionnée pour la première fois qu’en 1147, ce qui donne à l’État kiévien une antériorité.

PREMIÈRE PÉRIODE

L'Ukraine, la partie la plus occidentale des grands pâturages qui s'étendent à travers toute l'Asie jusqu'à la Mandchourie était habitée par des nomades qui y ont développé l'art du travail de l'or et de l'argent dès le 16ième siècle avant Jésus Christ (la tombe de Maikop dans le Kouban).

Ukraine, le pays dont l'histoire est jalonnée par le passage en partie ou dans son intégralité sous la soumission étrangère. Nous passerons les premiers siècles qui ont connu l'invasion de hordes sauvages, huns, mongoles, tatares massacrant et pillant ne laissant que destructions et désolations.

Il faudra attendre le Ve, VIe siècle. Des tribus slaves franchissent le Danube, leurs embarcations mouillent devant Constantinople. C'est alors que trois frères Kyi (d'où le nom de la ville), Chtchek, Khoryv et leur sœur Lybid débarquant au pied des trois collines qui devaient devenir Kyiv (Kiev), ont remarqué cette position privilégiée en fortifiant un de ces coteaux pour protéger en bas un port de commerce au confluent d'avec une rivière aujourd'hui disparue, la rue Potchaïnska rappelle le nom et le tracé. C'est au mont du vieux Kyïv, non loin du Musée National d'Histoire d'Ukraine que l'on trouve des vestiges de la cité fortifiée de Kyiv C'est donc là le cœur originel de la ville de Kyïv.

Xe siècle

La cité était déjà très peuplée, c'était un important centre économique, carrefour de nombreuses voies commerciales dont celle dite "des Varègues aux Grecs"; car elle reliait la Baltique (mer des Varègues) à la mer Noire, en donnant communication avec l'Empire de Byzance.

980 - 1015 règne le prince Volodymyr, fils de Sviatoslav. La citadelle est agrandie. C'est un souverain militaire et centralisateur. Il mène à bien l'unification des principautés slaves. On a dit que l'unification entreprise par le prince de Kyiv nécessitait pour lui l'instauration d'une religion d'Etat, en quelque sorte formaliste. En fait, la conversion au christianisme en 988 était un acte convaincu. La nouvelle religion renforcera le prestige du pouvoir féodal, en apportant en outre par l'intermédiaire de la culture byzantine certaines valeurs héritées des traditions grecques.

XII-XIIIe. - L'Ukraine se construit.

Yaroslav:(l0l9 - 1054), fils du prince Volodymyr et qui est honoré du titre de Sage, a donné une reine à la France, car Henri 1er, roi de France épousa en 1051 Anne de Kyïv qui devint régente de France à la mort du roi en 1060. Le nouveau prince inaugure une ère de plein essor de la cité. La haute ville a grandi de sept fois. Il refait une nouvelle enceinte avec de hauts remparts constitués de plusieurs rangées de cages en plein bois emplies de terre battue. A l'époque du règne du fils de Vladimir, Yaroslav appelé le Sage pour son amour de l'éducation et de la science, Kiev devient une des villes les plus riches et plus belles de l'Europe. Le prince Yaroslav fait construire dans la ville la majestueuse cathédrale de Sainte Sophie - Sagesse de Dieu.
Pendant plusieurs siècles l'Etat kiévien a mené une lutte exténuante contre les tribus nomades venues des étendues désertes de l'Asie. Nos terres s'étendaient tout près de la " porte asiatique des peuples" laissant pénétrer en Europe de nouvelles hordes barbares,- l'Ukraine était la première à se dresser contre les coups des nomades ".

Milieu du XIVe

Les possessions ukrainiennes tombent peu à peu sous l'autorité des Etats lithuanien et polonais.

DEUXIÈME PARTIE

Nous aborderons longuement ce chapitre car il reflète par la constante révolte des Cosaques, l'aspiration à créer un état libéré de toute tutelle étrangère, cette période donnera l' âme d'indépendance à l'Ukraine.

Cosaque. Ce terme turc définissait à la fois un errant vivant de guerre, et aussi un homme libre sans métier défini, n'appartenant à aucune classe sociale déterminée. Etat d'esprit très éloigné des Cosaques du Don, une des composantes de l'armée russe. L'histoire ukrainienne est riche d'hommes célèbres luttant pour l'identité de l'Ukraine.

1492 - premières mentions écrites de la Cosaquerie. - fondation de la Sitch Zaporogue, organisation socio- politique des cosaques avec une administration de type militaire (Conseil militaire - organe législatif suprême). Menant eux même des raids contre les forteresses turques situées sur les bords de la mer noire, les cosaques construisirent, pour se protéger des attaques tatares, de petits fortins, dénommés Sich. Ces camps de fortunes, et ces campagnes d'été en Crimée, attirèrent bien vite la noblesse ukrainienne, tout d'abord fidèle au Royaume Lituanien.

Et vers 1550, un prince ukrainien, Dmytro Vyshnyvytski fonda un point de ralliement pour l'ensemble de ces fortins dans l'île de Mala Khortytsja, une île au delà des rapides du fleuve Dnipro. C'est ainsi que naquit la première armée organisée des Cosaques, appelés Zaporogues (par delà.les.rapides)

XVIIe

Les cosaques s'étaient fait les défenseurs de tous les territoires de l'Ukraine centrale (Région de Kyiv et de Zaporizhja), et cherchaient la reconnaissance d'une autonomie du pouvoir polonais. N'obtenant aucune considération, les Cosaques Zaporogues refusèrent de participer, au coté des troupes polonaises, à la guerre menée par le Sultan Turc. Ce voisin ukrainien décidément de plus en plus encombrant et indocile, effrayait la Pologne, qui se décida à réduire son influence lors de deux campagnes, en 1625 et 1630, dont la seconde fut perdue par les troupes polonaises. En 1637, une bataille eut lieu sur la rive droite du Dniepr, entre Cherkassy et Chyhyryn, et se solda par une victoire des troupes polonaises, qui en profitèrent pour châtier la population acquise à la cause des Cosaques.

C'est au cours de cette époque, qu'un certain Bohdan Khmelnytsky fut nommé leur Hetman (chef). Dans sa jeunesse, il participa aux nombreux raids des Cosaques sur les positions Tatares et Turques, dont il fut prisonnier pendant deux ans.

Une nouvelle révolte se développa rapidement dans toute l'Ukraine Centrale, c'était un soulèvement populaire. Dans l'hiver 1647-48, Bohdan Khmelnytsky rassembla ms le camp des Zaporogues un nombre considérable de Cosaques, animés du désir de rétablir les libertés perdues. Il chassa avec leur aide la garnison des Dragons polonais basé au fort de Kodak et noua des relations avec le Khan de Crimée, pour entreprendre conjointement une guerre contre la Pologne. Au début de l'année 1648, c'est une armée de plus de 8000 Cosaques, cavaliers et fantassins, suivie des 4000 Tatars, qui se déplaçait à la rencontre de l'armée polonaise. Inférieure en nombre, après la désertion de deux régiments l'armée polonaise, le 16 mai 1648 à lovti Vody l'armée polonaise se repliait, dont la retraite fut coupé par les tatars. Les Cosaques poursuivirent alors leur route vers le nord, et vainquirent la deuxième armée polonaise d'Ukraine Centrale entre le 26 mai et le 26 septembre.

Le mécontentement générale qui résultat de la prise en main par les Moscovites, poussa Khmelnytsky à chercher des contacts à l'extérieur, notamment avec la Suède, pour se débarrasser de l'autocratie moscovites. Ne souhaitant pas rompre complètement avec la Moscovie, Khmelnitski avait envisagé l'avenir de l'Hetmanat comme état neutre sous un protectorat commun de la Suède, la Moscovie et l'Empire Ottoman. Ne pouvant trouver de terrains d'entente avec ses partenaires potentiels, Khmelnitski négocia uniquement avec les Suédois un accord sur le protectorat de l'Hetmant par la Suède. Ceci conduisit donc à un début de manœuvre en vue de se soustraire à la domination Moscovite, mais cela n'aboutit pas en raison du décès de Bohdan Khmelnytsky le 27 juillet 1657.

Débuta alors en Ukraine, dès 1660, une période appelée la Ruine, symbolisant la destruction lente de l'Hetmanat. L'Ukraine était de facto divisée en deux parties, soumise à l'ouest à l'influence polonaise, et à l'est, à l'influence moscovite. Chacune des parties élisaient son propre Hetman, au pouvoir considérablement réduit, mais s'attachant à rentrer dans les bonne grâces de son suzerain respectif. Petro Doroshenko, élu Hetman de la Rive Droite en 1665, tenta de reprendre la politique de Khmelnytsky, et chercha à s'allier avec l'Empire Ottoman, afin de reconstituer un Etat Ukrainien indépendant. Soutenu par une forte armée tatar, il battit les polonais en 1666. Malheureusement pour lui, la Pologne et la Moscovie décidèrent de signer la paix, en s'accordant, par le traité d'Androusovo le partage de l'Ukraine en rive droite et rive gauche. Aidé de l'Empire Ottoman, qui déclara la guerre à la Pologne en 1671, il parvint à reconquérir l'Ukraine de la rive droite, à la suite de sa victoire à Kamianetz, à la suite duquel fut signé le traité de Bouchach, en septembre 1672. Mais Doroshenko eu beau s'évertuer à reconstituer l'Hetmanat indépendant, il ne trouva pas de soutient à la Sich Zaporogogue, dont l'Hetman, Ivan Sirko, persistait à se battre contre l'infidèle, le Tatar de Crimée, alors allié de Doroshenko. Ces guerres de pouvoirs internes aux Cosaques Ukrainiens détruisit pour un certain nombre d'année l'espoir de la reconstruction d'un Etat Indépendant, et permit à la Moscovie d'asseoir progressivement son pouvoir sur l'Ukraine de la Rive Gauche.

Fin du XVIIIe.

Quand la Pologne est démembrée, l'Ukraine de la rive droite se voit rattachée à l'Empire russe, et la Galicie - à l'Empire autrichien qui possédait déjà la Bukovine, et la Transcarpatie, déjà hongroise depuis le Xème siècle. Vers la première moitié du XIXème s. on constate le réveil de la conscience nationale ukrainienne. Trois personnages dominent ce mouvement. D'abord Taras Chevtchenko (1814-1861), affranchi de l'esclavage, peintre, poète, philosophe. On le revêt d'une "aura" nationale. Des musées et un monument évoquent son souvenir et son œuvre. Ensuite le pianiste, directeur de chorale et compositeur, amoureux de folklore, Mykola Lyssenko (1842-1912), en relation avec les grands artistes lyriques et dramatiques il a mis en musique une poésie de Chevtchenko, enfin la poétesse, érudite, dramaturge Lessia Oukraïnka (Lessia l'Ukrainienne, en réalité LaIyssa Kossatch-Kvitka) (1871-1913), grande chanteresse du mouvement. XXe siècle rappel des principales dates qui ont marqué l'Ukraine

février 1917 - révolution en Russie.
mars 1917 - établissement du gouvernement de la Rada (Conseil) Centrale ukrainienne à Kyïv- 23 juin 1917 - proclamation par la Rada Centrale de l'autonomie de l'Ukraine.
28 juin 1917 - création du Secrétariat général (gouvernement ukrainien) de la Rada Centrale.
16 juillet 1917 - reconnaissance réciproque de la Rada Centrale et du Gouvernement provisoire.
7 novembre 1917 - révolution socialiste d'octobre à Petrograd.
20 novembre 1917 - proclamation de la République Populaire d'Ukraine.
25 décembre 1917 - création de la République Socialiste Soviétique d'Ukraine.
22 janvier 1918 - proclamation de l'indépendance de l'Ukraine.
1918 - 1920 - guerre civile en Ukraine et établissement du pouvoir soviétique
1930 - 1933 - Famine artificielle provoquée par Staline. 6 millions de morts
1941-1944 - occupation nazie. L'Ukraine paie le premier tribu de morts de toute l'Union Soviétique
1945 - Ukraine - pays-fondateur de l'ONU.
28 mai 1982 - commémoration du 1 500e anniversaire de la fondation de Kyïv.
26 avril 1986 - catastrophe de Tchernobyl.
16 juillet 1990 - Verkhovna Rada (Parlement ukrainien) adopte la Déclaration de la souveraineté nationale de l'Ukraine.
24 août 1991 - Verkhovna Rada adopte l'Acte de proclamation d'indépendance de l'Ukraine.
septembre 1991 - loi sur la succession en Ukraine.
décembre 1991 - référendum en faveur de l'indépendance de l'Ukraine, Léonid Kravtchouk est élu le Président de l'Ukraine.
16 juin 1992 - signature d'un Traité d'entente et de coopération entre l'Ukraine et la France
mars - avril 1994 - élections législatives.
juin - juillet 1994 - élections présidentielles Léonid Koutchma est élu le Président de l'Ukraine.
9 novembre 1995 - l'Ukraine devient membre du Conseil de l'Europe.
1er juin 1996 - l'Ukraine transmet la dernière ogive nucléaire à la Russie et devient ainsi un Etat non-nucléaire.
28 juin 1996 - Verkhovna Rada adopte la nouvelle Constitution de l'Ukraine.
2 septembre 1996 le gouvernement ukrainien met en circulation une nouvelle monnaie, la " hryvnia " qui remplace le karbovanets, monnaie de la période transitoire.
2 juin 1997 - signature d'un Accord sur les relations de bon voisinage et de coopération entre l'Ukraine et la Roumanie.
9 juillet 1997 - signature de la Charte sur un partenariat spécifique entre l'Ukraine et l'OTAN.
décembre 1997 - Verkhovna Rada adopte une nouvelle loi électorale mettant en place un système électoral mixte (majoritaire/proportionnel).
1er mars 1998 - entrée en vigueur de l'accord de partenariat et de coopération entre l'Ukraine et l'Union Européenne.
29 mars 1998 - élections législatives.
14 octobre 1999 - élection de l'Ukraine au Conseil de sécurité de l'ONU en tant que membre non permanent.
14 novembre 1999 - élections présidentielles. Leonid Koutchma est réélu pour le second mandat.
14 septembre 2000 - Le Président Koutchma en visite officielle en France. Un arrêté a été signé, plan d'action permettant l'adaptation de la législation ukrainienne à la législation de l'UE avant 2007.
15 décembre 2000 - Fermeture de la centrale nucléaire de Chernobyl.
26 décembre 2004 – Victor Iouchtchenko fervent défenseur d’une entrée de l’Ukraine dans l’UE est élu Président de la République face à son rival Victor Ianoukovitch qui prône une politique étroite et un rapprochement avec la Russie
31 mars 2007 le Président Victor Iouchtchenko dissout la Rada
Septembre 2007 élections législatives, victoire des Oranges (pro-occidentaux)
2004-2007 Suite aux élections législatives de septembre 2007, l’Ukraine traverse une grave perturbation politique qui ne permet pas de mettre un gouvernement stable en place

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